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Énergie & transition

Voltalia : un pure player français des énergies renouvelables change de dimension

2 min de lecture
Centrale solaire de Dunhuang vue du ciel
Photographie d’illustration · ダモ リ / Unsplash

Contrairement aux grands énergéticiens diversifiés, Voltalia offre aux investisseurs une exposition presque directe aux énergies renouvelables. La société développe, construit et exploite des centrales éoliennes, solaires, hydroélectriques et biomasse, avec une présence historiquement forte au Brésil et en Guyane française.

L’année 2016 marque un changement d’échelle. Le chiffre d’affaires consolidé a plus que doublé, atteignant 125,3 millions d’euros contre 58,5 millions en 2015. La croissance provient notamment de nouvelles centrales mises en service au Brésil et de l’intégration de Martifer Solar, acquis au cours de l’été 2016.

Cette acquisition est stratégique. Martifer Solar apporte à Voltalia des équipes de développement, de construction, d’exploitation et de maintenance présentes dans plusieurs pays. La société ne veut donc plus seulement être producteur d’électricité : elle souhaite également vendre des services à des propriétaires de centrales renouvelables.

Sous la direction de Sébastien Clerc, Voltalia construit une stratégie internationale. Le Brésil reste un moteur important, avec plusieurs parcs éoliens bénéficiant de contrats de vente d’électricité à long terme. Mais le groupe travaille également sur des projets en Europe, en Afrique et dans d’autres régions où la baisse du coût du solaire ouvre de nouveaux marchés.

Pour l’investisseur, le potentiel est plus directement lié à la croissance des renouvelables que chez Total ou ENGIE. C’est aussi ce qui augmente le risque. Voltalia reste une entreprise beaucoup plus petite, nécessitant des capitaux importants pour construire ses centrales. Le financement, le coût de la dette, les délais de construction et les conditions de vent ou d’ensoleillement peuvent avoir un effet significatif sur les résultats.

L’acquisition de Martifer Solar ajoute par ailleurs un risque d’intégration. La société doit réussir à transformer une croissance rapide en rentabilité durable, tout en conservant une structure financière compatible avec ses ambitions.

Voltalia constitue ainsi en 2017 un investissement de croissance plutôt qu’une valeur de rendement. Le pari porte sur l’industrialisation mondiale des énergies renouvelables et sur la capacité d’un acteur français indépendant à se faire une place face aux grands groupes énergétiques.

Sources principales : Voltalia, résultats 2016 publiés le 3 avril 2017 ; information financière du quatrième trimestre 2016.