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Énergie & transition

Schneider Electric : investir dans l’efficacité énergétique plutôt que dans la production d’électricité

2 min de lecture
Armoire de commande et de distribution électrique
Photographie d’illustration · FAE srl

Dans le débat sur la transition énergétique, les producteurs d’électricité renouvelable occupent souvent le devant de la scène. Pourtant, une autre catégorie d’entreprises pourrait profiter durablement de la transformation du système énergétique : celles qui permettent de consommer moins d’électricité, de mieux la distribuer et de rendre les bâtiments et les usines plus intelligents. Schneider Electric figure parmi les grands spécialistes mondiaux de ce domaine.

Le groupe français intervient dans la gestion de l’énergie et l’automatisation. Tableaux électriques, systèmes de contrôle, automatismes industriels, équipements pour centres de données et logiciels de gestion énergétique constituent autant de produits qui deviennent stratégiques à mesure que les bâtiments et les processus industriels se numérisent.

Les résultats 2015, publiés le 17 février, donnent une idée de la taille atteinte par l’entreprise. Schneider Electric a réalisé environ 26,64 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 3,64 milliards d’euros d’EBITA ajusté. Le résultat net part du groupe s’est établi à environ 1,4 milliard d’euros. La société dispose donc déjà d’une base industrielle et commerciale mondiale, très différente du profil d’une jeune entreprise de la cleantech.

Sous la direction de Jean-Pascal Tricoire, Schneider insiste depuis plusieurs années sur l’efficacité énergétique comme l’un des moyens les plus rapides de réduire la consommation et les émissions. Pour un propriétaire d’immeuble, un industriel ou un data center, la meilleure énergie reste souvent celle qui n’a pas besoin d’être produite. La capacité à mesurer, automatiser et optimiser les consommations peut ainsi générer des économies concrètes.

Pour l’investisseur, l’intérêt du titre réside dans cette exposition indirecte. Schneider Electric n’a pas besoin de savoir si l’éolien, le solaire ou une autre technologie dominera demain : dans tous les cas, les réseaux électriques, les bâtiments et les usines auront besoin d’équipements de gestion et de contrôle. Cette neutralité technologique peut constituer un avantage sur un horizon long.

Le risque reste celui d’une grande valeur industrielle. L’activité dépend de l’investissement des entreprises, du bâtiment, des cycles économiques et des devises. Mais en 2016, Schneider Electric apparaît déjà comme une manière relativement mature de participer à la transition énergétique : non pas en produisant l’électricité, mais en rendant son utilisation plus efficace.

Sources principales : Schneider Electric, résultats annuels 2015 publiés le 17 février 2016 ; rapports annuels du groupe.